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  • « A quelques kilomètres de Bastia, de belles villas partent à 300.000 euros »

     

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    Après 5 à 15% de baisse en 2009, les prix des logements anciens sont à l’arrêt depuis un an dans la préfecture de la Haute Corse. Des opportunités s’offrent aux acheteurs. Zoom avec Jean-Luc Vitani, directeur de l’agence immobilière bastia Localisimmo.

    Capital.fr : Comment a évolué le marché de l’immobilier depuis l’an passé ? Jean-Luc Vitani : Les prix dans l’ancien ont stagné au cours des douze derniers mois. Cela résulte en grande partie de la forte concurrence des programmes neufs qui fleurissent dans un rayon de 20 kilomètres autour de Bastia. En outre, les tarifs des appartements construits dans les années 50/60 au sein des quartiers populaires (Bastia-Sud, Saint-Joseph…) ont été corrigés à la baisse de 5 à 10 %. Fait nouveau, les candidats à l’achat ont un esprit critique plus aiguisé : un bien surcoté ne sera pas retenu alors que le délai de vente d’une offre proposée au juste prix dans un quartier recherché est d’environ trois mois.

    Capital.fr : A quels prix accède-t-on aux quartiers et communes résidentiels ? Jean-Luc Vitani : Dans le centre, rue Campinchi, boulevard Paoli ou sur le vieux Port, le mètre carré avec travaux trouve preneur entre 2500 et 2900 euros. Dans ces secteurs, comptez de 3000 à 3200 euros pour un logement rénové avec ascenseur. Et même un peu plus pour les logements construits il y a moins de 10 ans. En sortie ouest de la ville, les résidences nichées sur les hauteurs du quartier du Fango, abritent d’agréables appartements avec terrasses, jolies vues et parking, cédés entre 3200 et 3400 euros. Mais le nec plus ultra du coeur de ville reste la Place Saint-Nicolas où des appartements bourgeois donnant sur la mer partent au compte-gouttes entre 4500 et 5000 euros le mètre carré, tel ce six-pièces de 139 mètres carrés, avec vue sur le port de commerce et la Méditerranée, affiché à 736.000 euros.

    Capital.fr : Où faut-il prospecter pour faire baisser la note ? Jean-Luc Vitani : Actifs et jeunes couples de primo accédants s’expatrient volontiers au sud de la ville, vers les communes périphériques de Furiani, Biguglia, Borgo…. Dans ces zones mixtes, comptez entre 230.000 et 260.000 euros pour un pavillon construit il y a moins de 5 ans, avec 90 mètres carrés habitables et garage sur 400 mètres carrés de terrain. De leurs côtés, les logements collectifs s’échangent autour de 2750 euros le mètre carré.

    Capital.fr : A quels prix s’échangent les villas plus haut de gamme ? Jean-Luc Vitani : A moins de 10 kilomètres au nord de Bastia, des maisons d’une centaine de mètres carrés avec 1000 mètres carrés de terrain partent entre 300.000 et 400.000 euros. A Pietra Nera située à 2 kilomètres du centre-ville, une villa mitoyenne rénovée de quatre pièces en triplex, avec large terrasse donnant sur la mer, mais sans parking, s’est vendue 327.000 euros. Un peu plus loin, à Brando, cette maison de 140 mètres carrés avec piscine sur 1500 mètres carrés de terrain agrémenté d’une vue dominante sur la mer, s’est vendue 442.000 euros. Mais pour une maison de 180 à 250 mètres carrés, construite dans les années 80/90, prévoyez entre 600.000 et 800.000 euros. Les portefeuilles encore mieux garnis dépenseront entre 800.000 et 1 million d’euros pour se loger dans une villa de 200 mètres carrés avec vaste jardin de 1500 à 2000 mètres carrés.

    Propos recueillis par  Emmanuel Monvidran

    © Capital.fr

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